24 octobre 2006

Gabriel Chevallier - 163e R.I.

Les télégraphistes ont capté des radios. Nous savons qu’il est question d’armistice, que les Allemands ont demandés des conditions de paix au G.Q.G Le dénouement approche Un matin, vers six heures, un observateur nous réveille. - Ca y est. L’armistice à onze heures. - Qu’est ce que tu dis ? - L’armistice à onze heures. C’est officiel. Nègre se lève, regarde sa montre. - Encore cinq heures de guerre ! Il endosse sa capote, prend sa canne. Je lui demande : - Où vas-tu ? - Je descends à Saint-Amarin. Je... [Lire la suite]
Posté par stephan à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 octobre 2006

Maurice Laurentin - 219e R.I.

Le bataillon retourne à l’arrière, à Guignicourt, nous voici arrivés dans le village tout endormi. Un cycliste passe et affirme : « L’armistice est signé. » Dieu, si c’était vrai ! 7 h. 30. - « Armistice, armistice ! » Tout le monde le dit ; on se félicite, on s’interroge : « Qui te l’a dit. Un cycliste. – Un lieutenant de la lourde. – Un téléphoniste. » Le soldat n’en demande pas plus. Voici une troupe du 93 qui revient, boueuse et lasse, des premières lignes : « C’est fini, leur crie-t-on, c’est signé ! » Les figures... [Lire la suite]
Posté par stephan à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 octobre 2006

André Kahn - 37e R.I.

11 novembre. Deux mots à la hâte. Nous profitons d'un cout arrêt, sans savoir où nous allons diriger nos pas. On en profite aussi pour nous imposer une séance de conseil de guerre. Alors tu comprends que j'ai du travail par-dessus la tête. Oui, la guerre se termine. Sans doute, en ce moment, devez-vous fêter l'armistice à Paris. Car j'imagine que la réponse allemande a été "oui". Nous nous n'apprendrons la nouvelle que dans un jour ou deux [...]. 12 novembre. Une nouvelle m'est parvenue à 9 heures - en plein conseil... [Lire la suite]
Posté par stephan à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 octobre 2006

Ernest Brec - 77e R.I.

Non, ce n’était pas un bobard. Bébert, Delaunay, dit « Volpatte » parce que cycliste de notre formation, et cycliste rapide et débrouillard, nous arrive à 8 heures, alors que nous buvions le jus, et nous dit : « Ca y est, les gâs ! L’Armistice va être signé ce matin ! Je le tiens des téléphonistes, qui l’ont appris chez le colonel ! ». Nous n’osions pas y croire, tout en le souhaitant ardemment. Et nous attendions nerveusement, faisant des pronostics en tirant sur la bouffarde, quand, à 11 heures, la sonnerie d’un clairon, celle du... [Lire la suite]
Posté par stephan à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
20 octobre 2006

Lucien Durand - 51e R.A.C.

La nouvelle [se] répandit très vite et nos canons tonnèrent de joie par des obus fusant que nous envoyâmes dans les nuages. Mais nous étions encore au coin d'un bois, sous des branchages humides, plus ou moins transis par le froid. Après cinquante-deux mois d'une guerre sans précédent, était-ce là une atmosphère de gloire et de victoire ? Les réjouissances n'étaient pas pour ceux qui les avaient  le plus souhaitées et le mieux méritées. Les vrais combattants ne connaîtraient pas , du moins ce jour-là, l'ivresse des derniers... [Lire la suite]
Posté par stephan à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 octobre 2006

Lucien Durosoir - 74e R.I.

11.11. 9 heures. Enfin voici l'armistice signé ce matin vers 5 heures, la nouvelle arrivant par la TSF que les hostilités étaient terminées pour 11 heures. C'est fou de voir ici la joie générale, c'est comme une sorte d'ivresse. Et nous avons attaqué encore hier dans la soirée, et il y a des malheureux qui encore ont laissé leur vie. A ce moment de fin de guerre, je songe à tous les camarades qui sont tombés, aux longues de souffrances subies par tous et l'émotion me secoue en voyant enfin les résultats acquis par tant de sacrifices.... [Lire la suite]
Posté par stephan à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 octobre 2006

Georges Leroy - 414e R.I.

Nous nous étions bien promis de veiller toute la nuit pour recevoir le communiqué qui nous annoncerait la fin de la guerre. Le dernier bout de bougie, en s'éteignant avec notre fatigue, a eu raison de notre curiosité et, à 5 heures du matin, nous entendons le téléphoniste Deschamps qui nous réveille en nous demandant s'il est vrai qu'un artilleur peut recevoir l'annonce de l'armistice. Je me précipite à l'écoute et, effectivement, la Tour signale les conditions de l'armistice en langage clair dans un texte assez long. C'est la fin... [Lire la suite]
Posté par stephan à 11:11 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
17 octobre 2006

Maurice Peurey - 150e R.I.

11 novembre 1918. De bonne heure je suis réveillé par les appels d'un camarade, lequel, sans attendre, me stupéfie par l'étonnante nouvelle : « Les hostilités vont se terminer à 11 heures, un armistice a été signé. » Mon Dieu, est-ce vrai ? j'aurais désiré me rendormir mais c'est impossible, tout ceci est tellement effarant ! Je descends en hâte, je suis dans la rue et pas seul. Personne ne s'embrasse, ne crie, on commente seulement le texte reçu du haut-commandement par notre colonel. « C'est bien à 11 heures que tout doit se... [Lire la suite]
Posté par stephan à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 octobre 2006

Albert Lecup - 8e R.I.

"Joie immense teintée d'amertume. Enfin ! C'est fini. Mais que de camarades disparus. Nous serons marqués toute notre vie par cette guerre. Il ne se passera pas de mois, de jours sans que nous nous rappelions telle et telle figure d'excellents camarades. Le 11 novembre 1918, le colonel vient me chercher à mon bureau : - Accompagnez-moi, dit-il, je vais donner l'ordre de faire partir toutes les fusées du train de combat pour fêter ça. Et l'après-midi, c'est Tournier, accompagné de deux hommes de mon ancienne compagnie,... [Lire la suite]
Posté par stephan à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 octobre 2006

Max Barthélemy - 338e R.I.

Départ à trois heures du matin, nous sommes tête de colonne ; nous éclairons la marche, drôles d'éclaireurs ! Le brouillard est d'une telle opacité qu'on ne distingue absolument rien. Quand il fait jour la visibilité n'est guère meilleure, on ne discerne les objets que jusqu'à une trentaine de mètres tout au plus. Ce pays des Ardennes me paraît être singulièrement brumeux. Nous traversons Renvez, les Allemands, que nous suivons à petite distance, ont tout l'air d'être parvenus à l'extrême limite de la dépression physique et... [Lire la suite]
Posté par stephan à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]