[...] Je suis évacué pour cause de grippe, de Saint-Germain (dans le Nord ?). J'apprends l'armistice dans un hôpital de campagne à Jonzac où j'étais consigné. Nous avons acheté une bouteille de vin avec un camarade, pour fêter l'événement. Nous en avons bu chacun une partie mais notre maladie nous a assommés et nous nous sommes recouchés aussitôt. J'ai passé là les quatre jours les plus terribles de ma vie entre les blessés et les mourants.

Quand j'étais remis nous allions voir les cercueils qui s'alignaient chaque jour dans la chapelle du château où nous logions...

Extrait du témoignage recueilli de 1991 à 1993 par Patrice L. Merci !