29 octobre 2007

Tony de Vibraye - 1er Cuirassiers

Tony de Vibraye, officier au 1er Régiment de Cuirassiers, se trouve à Paris, lors d'une période de convalescence, le 11 Novembre 1918. Je me trouve être à Paris le matin de l'Armistice. A onze heures, toutes les cloches se mettent à sonner ; le spectacle de la ville, à ce moment, est inoubliable. Un enthousiasme indescriptible s'empare spontanément de la foule sur les Grands Boulevards et la place de l'Opéra où, par chance, je passe à cet instant unique : tout le monde se met à chanter ou à hurler, d'un seul élan, la... [Lire la suite]
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17 novembre 2006

M. Billet - 70e B.C.P.

[...] Je suis évacué pour cause de grippe, de Saint-Germain (dans le Nord ?). J'apprends l'armistice dans un hôpital de campagne à Jonzac où j'étais consigné. Nous avons acheté une bouteille de vin avec un camarade, pour fêter l'événement. Nous en avons bu chacun une partie mais notre maladie nous a assommés et nous nous sommes recouchés aussitôt. J'ai passé là les quatre jours les plus terribles de ma vie entre les blessés et les mourants. Quand j'étais remis nous allions voir les cercueils qui s'alignaient chaque jour dans la... [Lire la suite]
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14 novembre 2006

Louis Barthas - 248e R.I.

Louis Barthas vécut cette journée du 11 novembre 1918 au dépôt du 248e R.I. (Guingamp). Il était midi quand la nouvelle nous parvint à la caserne de Vitré. Il ne resta pas un seul soldat dans les chambres. Ce fut une dégringolade endiablée par les longs couloirs et la ruée vers le poste de police où l’on venait de placarder un télégramme annonçant en deux lignes laconiques la délivrance de millions d’hommes, la fin de leurs tortures, leur retour prochain à la vie civilisée. Que de fois, on avait songé à ce jour béni que tant... [Lire la suite]
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12 novembre 2006

Roland Dorgelès - ex-39e R.I.

Je l’ai encore dans l’oreille, le chant du Onze Novembre. Des hymnes ? La Madelon ? Mais non, voyons, souvenez-vous : Ah ! Il n’fallait pas, il n’fallait pas qu’y aillent... Cela fusait des rues comme un rire triomphant, un grand rire de délivrance. La France soulagée l’a lancée jusqu’au ciel, cette boutade d’un passant reprise par un million de voix : « Il ne fallait pas qu’y aillent ! » ces meurtriers vaincus, et l’on promenait sur les boulevards leurs canons devenus des joujoux. Cependant, tandis que la foule exultait, je... [Lire la suite]
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06 novembre 2006

Pierre Arnoult - 252e R.A.C.

Le 4 novembre 1918, Pierre Arnoult quitte le front pour partir en permission... Le 11 novembre, je suis chez moi, dans la maison de mes parents, vide et endeuillée. Depuis mon arrivée, je sais que le grand événement est proche, et que l'armistice n'est plus qu'une question de jours, peut-être d'heures. Tout mon être se tend vers cette décision suprême. Ah ! serait-il possible de sortir enfin du cauchemar ? Mais oui, c'est sûr dès maintenant, et cependant, c'est incroyable ! Depuis quatre ans passés, je vis au jour le jour, et... [Lire la suite]
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03 novembre 2006

Lucien Laby - Médecin aux armées

Anciennement médecin au 6e bataillon du 294e R.I. En poste, en novembre 1918, comme sous-aide-major à l’Hôpital de Belfort. Dimanche 10 novembre - Je suis de garde à l’hôpital. A 21 h. 30, j’entends crier dans les couloirs que « l’armistice est signé ! ».  Nous courons, Richard et moi, comme des fous, au téléphone. La nouvelle vient d’arriver, officieuse encore, de la direction du SS. - « L’Armistice est signé avec des conditions écrasantes pour les Boches. C’est la « Victoire ! ». Enfin !! Nous bondissons, avec Richard,... [Lire la suite]
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